La saris c’est aussi le maïs

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Depuis 2014, la Saris a lancé un projet de développement de la culture du maïs. Il s’agit de mener des recherches pour trouver « la meilleure variété de maïs, c’est-à-dire la plus adaptée au Congo et la meilleure façon de le cultiver », explique Audrey Hernandez, responsable du projet. Mais le projet vise aussi à créer une filière paysanne structurée qui puisse produire, à terme, sans l’aide de la Saris. Pour le moment, l’entreprise « avance les intrants, les semences, achète les récoltes, les revend et reverse le bénéfice aux villageois ». Le projet concerne actuellement 22 agriculteurs qui cultivent chacun entre un et trois hectares de maïs. « L’objectif, c’est que le nombre de participants au projet et le nombre d’hectares cultivés augmentent, mais pour cela, il faut également trouver d’autres modes de financement. »

En 2016, les villageois ont récolté 80 tonnes de maïs qui ont été facilement vendues car la destination du maïs est triple : pour l’alimentation humaine, l’alimentation animale mais aussi pour les brasseries qui utilisent le gritz (maïs moulu) dans la fabrication de la bière. La volonté de se lancer dans le maïs arrive en parallèle du projet de minoterie du groupe Somdiaa (entreprise française propriétaire de la Saris depuis 1991) à Pointe-Noire, comprenant des moulins mixtes blé et maïs.

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