Écotourisme : l’émergence d’un tourisme vert au Congo

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Le secteur touristique congolais aimerait bien se doter d’une stratégie nationale et d’un plan durable. C’est dans ce cadre là que les experts internationaux et nationaux ainsi que les partenaires techniques se sont penchés le 18 novembre dernier sur des propositions afin de promouvoir les activités touristiques du pays.  

Avec une superficie de 2 345 410 kilomètres carrés, sa faune et sa flore diversifiée et abondante et, un bassin fluvial parmi les plus larges du monde, le Congo présente de nombreuses qualités pour attirer les amateurs de la nature.

Promotion international de l’éco-tourisme

Ces dernières années, le président Sassou Nguesso a fait de la défense de l’environnement et de l’éco-tourisme, son cheval de bataille. En effet, plusieurs campagnes d’information ont été lancées dans ce sens. Dans les salons du tourisme internationaux, le Congo se revendique comme destination incontournable de l’éco-tourisme en mettant en avant sa riche biodiversité et en offrant tout une panoplie d’informations pratiques sur le pays.

FIC 2015: l’espoir de trouver des investisseurs

En 2014, le ministère du Tourisme et de l’Environnement et le bureau du PNUD ont lancé le premier Comité de pilotage du Plan de Travail Annuel. Ce plan, qui permet aux établissements touristiques d’être aux normes environnementales, fait partie de la stratégie pour permettre l’émergence d’un tourisme basé sur la notion du développement durable. Un budget prévisionnel de 849 231 $ a été proposé pour relever le défi.

Cependant, ce budget reste limité pour aller au bout du projet, le Congo doit trouver des investisseurs privés. D’ailleurs, le forum d’investissement Brazzaville du 19 novembre prochain permettra de faire la promotion de plus de vingt projets touristiques à travers tout le territoire.

Objectif : faire peser l’éco-tourisme à hauteur de 10% du PIB

Avec ses parcs comme Nouabalé-Ndoki et Odzala-Kokoua au nord, ou Conkouati au sud, le secteur touristique représente une mine d’or pour ce pays au patrimoine culturel et naturel hors du commun. Il suffirait donc de « créer des conditions favorables pour l’émergence d’une industrie touristique et des loisirs pour en faire un secteur clé qui contribuerait à hauteur de 10% du PIB », souligne le ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé, Isidore Mvouba. Avec le ministère de l’Industrie touristique, de Loisir et de l’Economie forestière, ce dernier à été mandaté par l’Etat pour travailler dans ce sens.

Un arbre arraché=un arbre planté

Pour appuyer la forte volonté du Congo à préserver son patrimoine culturel, qui constitue un élément majeur pour le développement de l’éco-tourisme, le ministère de l’Économie forestière impose à chaque entreprise de remplacer immédiatement chaque arbre arraché pour les besoins de la construction par un nouveau. En effet, avec ses 220 millions d’hectares qui couvre plus de 60% du territoire national, la forêt du bassin du Congo est le deuxième poumon de la terre après l’Amazonie.

Près de 1200 milliards de FCFA sur dix ans ont été injectés par des bailleurs de fonds et des investisseurs privés pour la plantation d’un million d’hectares de forêt, d’ici à 2020. L’État congolais, quant à lui, y a contribué à hauteur de 200 milliards de FCFA.

Sensibiliser tous les citoyens

Il est également important pour les autorités congolaises de sensibiliser tous les citoyens à cette cause, c’est ainsi qu’une journée de l’arbre a été instauré. Le 6 novembre de chaque année, les familles sont encouragées à planter un arbre.

Ce volet qui fait partie du programme national d’aménagement et de reboisement a aussi pour objectif de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique, de permettre au peuple autochtone d’intégrer la réalisation des plantations à usages multiples et de satisfaire leur besoin alimentaire.

En 2013, le Congo était classé 39e destination touristique mondiale par le New York Times. Aujourd’hui, le nombre de touristes ayant visités le pays est estimé à 400 000 par an, un chiffre que le gouvernement souhaiterait booster dans les prochaines années.

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