Relève: le cinéma Congolais n’est pas mort

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Malgré les maigres moyens financiers et le manque de formation dans le domaine du cinéma, les cinéastes congolais essaient tant bien que mal de produire les films pour faire exister le cinéma au Congo. Ils ont un seul dénominateur commun, démontrer leur savoir-faire et amener le public congolais, à aimer et consommer local. De plus, ils visent une pénétration progressive du marché international et de la sous-région.
Parmi ces cinéastes, le réalisateur Richi MBEBELE, se démarque une fois de plus.

Chose promise, chose due. Il y’a quelques mois, ce réalisateur, promettait à ses compatriotes, la sortie de son nouveau long métrage qui serait intitulé « GRAVE ERREUR ».

L'affiche du film "grave erreur''

L’affiche du film “grave erreur”

Sur le marché depuis le 27 janvier 2016, « GRAVE ERREUR », est un film dans lequel le cinéaste raconte l’histoire d’une relation étrange entre un jeune cadre dans la trentaine et un homme dans la soixantaine à son service depuis neuf ans comme domestique. Une relation qui va créer un affrontement entre le jeune cadre et ses proches, aboutissant à un horrible incident.
Dans de film, Richi MBEBELE, le réalisateur, met en avant les faits courants qui minent la société, il se prête au jeu en interprétant le rôle de Fred, le meilleur ami d’Hervé le trentenaire. Une histoire qui ne laisse pas le public indifférent :« Je suis vraiment content de remarquer que nous avons aussi des réalisateurs congolais capables de surpasser leurs limites. Bien que jeunes, ils s’efforcent et ne cessent de nous surprendre. Vous n’êtes pas sans savoir qu’au Congo, il n y’a pas de centres de formations aux métiers de l’audiovisuel ni d’infrastructures adéquates leur permettant d’exercer leur métier. Ils essaient de se former sur le tas ; ce qui n’est pas suffisant. Selon moi, arriver à réaliser des telles histoires avec le peu de moyens disponibles, est une initiative qui ne peut qu’être louée, et j’en suis fière», nous confiait le cinéphile.

La persévérance

Richi MBEBELE pendant le tournage du film

Richi MBEBELE pendant le tournage du film

Richi MBEBELE réalisateur et acteur congolais, jeune et enthousiaste, doit son succès à sa persévérance et son humilité.  « Je ne crois pas être déjà devenu une icône du cinéma, souligne le cinéaste. J’ai par ailleurs, un style qui apporte une nouvelle touche au cinéma congolais. J’ai appris les métiers de scénariste et de réalisateur en autodidacte et cela m’a pratiquement pris 7 ans».
Rêve ou réalité, le jeune réalisateur nous a confié que tout petit, il aspirait déjà à être réalisateur.
Il tire son inspiration dans tout ce qui peut retenir l’attention des gens et les éduquer. Mais sa véritable source d’inspiration, c’est son sens de l’observation et de l’analyse.
Son seul objectif, est d’émouvoir les cinéphiles congolais à travers le choix de ses thèmes : « GRAVE ERREUR, je ne trouve pas les mots pour en parler. Tout ce que je sais, c’est qu’il y’a mon cœur qui bat dedans », confit Richi.

Cinéastes, formation autodidacte au Congo?

Le manque de formation et les moyens financiers ne sont pas les seuls freins au métier de réalisateurs; il y’a aussi la quasi inexistence et la fermeture de certaines salles de cinéma. Il manque aussi les infrastructures fiables pour la promotion et la commercialisation des films congolais.
Malgré les difficultés auxquelles sont confrontés les cinéastes, Richi MBEBELE, croit toujours à l’émancipation du cinéma congolais. « La relance du cinéma congolais ? Oui j’y crois vraiment ! Je sais que cela fait rigoler les gens quand je le dit. Mais, je pense que le cinéma congolais fera parler de lui dans le monde. Ils seront bien surpris et me donneront raison ». expose R.MBEBELE.

La contrefaçon, un fléau du cinéma

Entre autres batailles que doivent mener les cinéastes, il y’a la contrefaçon.
« La contrefaçon est un problème mondial pour lequel la seule arme est la sensibilisation. Les consommateurs doivent soutenir les artistes à travers l’achat des produits originaux » souligne le co-producteur du film “Grave erreur”, .
C’est 2013 qu’il réalise et met sur le marché son premier film intitulé « Subtile Manipulation ».
Depuis lors, Richi a pris goût à la réalisation, et fait son bonhomme de chemin sur les sentiers du cinéma congolais.
Son prochain un film verra le jour très certainement en 2017, nous confiait le jeune réalisateur. Le rendez-vous est donc pris !

Photos courtoisies

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