Le cri d’alarme d’Aimée Nkounkou

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«Je n’invente rien, je montre ce que je vois », dit le dicton. C’est certainement à travers cette phrase qu’Aimée Nkounkou, réalisateur congolais, tire son inspiration. Revenu du Sénégal après y avoir fait ses études, Aimée est choqué des difficultés auxquelles ses compatriotes sont confrontés au quotidien.  Il décide de les souligner à travers son film documentaire intitulé « Au fil de l’électricité». Et en participant au « festival du film Moké », le réalisateur espère que chaque spectateur puisse tirer des conclusions de cette critique, en se mettant à la place des personnages pendant les  52mn du film. Entretien…

 Brazzamag: Quel est votre objectif en écrivant sur les faits réels qui minent la société congolaise ?

Aimée Nkounkou: D’abord, mon objectif est d’éclairer mes compatriotes sur la réalité qui prévaut en cette période. Ensuite, de trouver des réponses à certaines questions personnelles liées à mon retour au pays. Aussi, grâce à ce festival, je peux montrer mon film au public congolais et c’est aussi une occasion de le partager avec d’autres cinéastes.

Brazzamag: Quelles sont les difficultés rencontrées pour la réalisation de ce film?

Aimée Nkounkou: C’est un film documentaire, donc il s’agit de vraies personnes qui jouent leur propre rôle, et racontent leurs propres expériences. Dans ce type de cinéma, le plus dur c’est de trouver des personnes qui souhaitent faire partie du ce projet qui, au départ, est personnel. Il faut du temps, et des immersions et des repérages pour parvenir à le réaliser.

Brazzamag: Si le désir de réaliser un autre documentaire vous prenait, à quel thème penserez-vous?

Aimée Nkounkou: La vie réelle m’inspire beaucoup. Je veux documenter sur mon vécu, mon pays et mon expérience, ce qui s’y passe et s’y déroule.

Ceci dit, je suis sur l’écriture d’un second film qui porte sur l’avènement du chemin de fer. C’est un pan de l’histoire qui me fascine et que je pense être méconnu du grand  public. Cela demande du temps, de l’investissement et des recherches, raison pour laquelle j’en suis encore au stade de l’écriture.

Brazzamag: Pensez-vous vous focaliser sur le genre documentaire?

Aimée Nkounkou: Bien entendu que je pense me focaliser sur le genre documentaire, mais cela ne m’empêche pas d’apporter mon soutien à d’autres réalisateurs de fiction.

 

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