Peinture : Jordy expose à l’Ifc

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«  Entre Ardeur et dégout » est le thème de l’exposition de l’artiste peintre Jordy Kissy Moussa originaire de Pointe Noire. Disponible dans le hall de l’Institut français du Congo  (ifc) jusqu’au 19 décembre ces créations résultent d’une résidence de création d’un mois à l’Ifc.

En février dernier l’Ifc proposait une exposition collective multiforme « regards sur la femme ». À cette occasion une œuvre avait alors reçu le prix du jury et son auteur, Jordy Kissy Moussa avait remporté une résidence de création.

A travers ses œuvres il peint les thématiques de l’urbanisme et de sa violence dans lesquelles baigne le monde. Il donne à découvrir des univers fantastiques, voire fantasmagoriques entre ombre et lumière, entre rouge et noir, entre lucidité et translucidité.

Parallèlement, Il utilise divers matériaux conventionnels, radiographies, fil barbelé, grillage  pour les détourner, pour les transgresser comme si le message subliminal d’une imagination foisonnante et malade du monde en devenir exprimait le doute carcéral d’un univers existentiel déroutant, envoûtant, errant.

Chaque toile, chaque objet reprend son lot d’oxymores où la clarté répond à la noirceur, où la précision du trait finit par se noyer dans l’éthérée des perceptions, où la beauté s’enkyste à la laideur. Univers dérangeant parce que non conformiste, univers dégoûtant parce que broyeur de noir, univers ardant parce que c’est le feu qui anime chacune de vos compositions. Expression d’un univers qui ne laisse pas indifférent, qui interpelle, qui interroge, qui insinue.

Ainsi du papier froissé jusqu’au fil de fer, en passant par la toile classique, tout est source de création en maniant pastels, encres et bombes. Révulsion, paradoxe, attirance, fusion, tout n’est chez lui que combinaison ou mélange entre l’immobilité et l’errance, entre l’attirance et la répulsion, entre le démiurge et l’innocent, entre diable et bon Dieu.

Jordy s’inspire du travail d’artiste comme Basquit ou Banksy. «  Cette exposition aura un gout d’inachevé, restera en suspend telle une question et se voudra expérimentale. Elle révèlera le doute soulignant les remises en questions dans lesquelles brille l’ardeur d’un enthousiasme et d’une indignation juvénile », a conclu l’artiste.

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