Enfin une salle de cinéma à Pointe Noire

0

Comme prévu, le royal cinéma a ouvert ses portes au premier festival du film «  Moké » depuis le 3 août. Ce rêve qui se concrétise dans la ville de Pointe-Noire est le fruit de la collaboration entre plusieurs partenaires qui œuvrent pour la promotion de la culture congolaise. Nady Issay, directrice commerciale de la salle le royal cinéma, témoigne de la naissance de ce projet.

« Le cinéma congolais avait besoin d’un nouveau souffle», a-t-elle déclaré. On constatait que le congolais lambda avait cessé de rêver alors que, on le sait bien, il ne peut y avoir d’innovation sans rêve et, justement, le cinéma permet de rêver. « C’est dans cette optique, explique la directrice, que les promoteurs ont pensé aider les congolais en créant le royal cinéma ».

Un espoir qui renaît…

Le royal cinéma est l’œuvre de plusieurs partenaires. Une œuvre qui a débuté il y a six mois. À travers cette salle, les promoteurs ambitionnent d’abord à inciter les cinéastes à produire plus de films, à continuer de s’exprimer et à rassurer les cinéphiles congolais. Un objectif qui est en train de se concrétiser car en effet, certains réalisateurs comme Ludovic Baker, ont projeté leurs films dans cette salle.

Mais la tâche la plus difficile a été celle de Nady. De par ses fonctions, elle devait promouvoir le royal cinéma et inciter les gens à y aller. Une mission ardue mais qu’elle a pu réussir.

«J’avais le produit mais j’avais du mal à le faire accepter, tout simplement parce que le client n’y croyait pas. Chaque fois que  j’en parlais, les gens étaient sceptiques. Certains me disaient qu’il n’était pas évident qu’une telle salle existe au Congo. Mais je pense aujourd’hui avoir  réussi à ôter ce doute de l’esprit des congolais ».

Oter le doute pour faire place à la réalité, c’est fait. A travers ce festival, on peut dire que les congolais ont mordu à l’hameçon. « Pour en avoir le cœur net, il suffit de faire un tour au royal cinéma » a ajouté Nady.

Festival « Moké », un cadeau d’anniversaire

Dans la salle,  Junior Mavouba, est assis à la troisième rangée. Pour son 10ème anniversaire, ses grands-parents lui ont offert un billet pour pouvoir assister aux  films, qui seront projetés au cours du  festival « Moké ».

« Je suis accompagné de mes grands-parents. C’est mon cadeau d’anniversaire. Je viens de regarder un film qui parle d’un homme qui a trompé sa femme mais malgré tout, sa femme, qui l’aimait, a fini par le lui pardonner ».

Il s’agit d’un film malien intitulé « Indulgence ». En lui offrant ce cadeau, ses grands-parents ont voulu le lui faire plaisir. Mais, au-delà de cette journée spéciale, Junior rêve de devenir journaliste, d’où la nécessité pour lui de se familiariser avec l’environnement culturel.

Contrairement aux grands-parents de junior, beaucoup de parents sont réticents à l’idée d’emmener leurs enfants dans les salles de cinéma en raison de certains préjugés. Cependant, Nady, reste optimiste.

« Certes, il y a  dans le cinéma des scènes osées. Qu’à cela ne tienne !  Mais il y a aussi des scénarios qui peuvent instruire des nations entières. Il n’y a pas que du négatif du dans le cinéma ».

De nos jours, plusieurs pays africains se démarquent à l’échelle internationale grâce à leurs productions cinématographiques. Le royal cinéma donne aujourd’hui l’occasion aux réalisateurs locaux de projeter leurs œuvres et de développer le cinéma congolais.

 

Share.

Comments are closed.